Concert avec Juliette au Théâtre du Châtelet à Paris le 19 Mai 2013
Louise Akili, piano et célesta
4/28/13
-Dimanche 19 Mai 2013 à Paris -
Concert de Juliette Noureddine au Théâtre du Châtelet à 17h.
La grande dame de la chanson française...
Orchestre des Jeunes du CRR de Paris, Maîtrise de Paris.
Xavier Delette, direction
Piano et célesta: Louise Akili
Jeudi 16 Mai 2013 Récital de fin de Licence 2 au Pôle Supérieur de Paris. Auditorium du Conservatoire de Boulogne-Billancourt, 15h. Gaspard de la Nuit de Maurice Ravel (1908) 1. Ondine 2. Le Gibet 3. Scarbo Louise Akili, piano
Paul Klee
4/24/13
Concert de créations contemporaines au Conservatoire de Paris Le Jeudi 25 Avril 2013 à 19h, Salle Fauré Rinné de Aki Nakamura Avec: Yaoyao Lu, flûte et piccolo Ricardo Cuevas, clarinettes Valentin Delpy, violon Louise Rosbach, violoncelle Louise Akili, piano Pierre Isabellon, direction
N. de Staël
3/23/13
Spectacle de danse de la Sorbonne au Réfectoire des Cordeliers Les 5 et 6 Avril 2013 (Paris métro Odéon).
La nouvelle année 2013 commence en beauté avec le Pierrot Lunaire de Arnold Schönberg (1913)
Le concert aura lieu le Mercredi 30 janvier 2013 à 19h à l'Auditorium Marcel Landowski (14 rue de Madrid, 75008 Paris)
Dounia Behna, soprano
Liselotte Schricke, flûte et piccolo
Pablo Rodrigo Casado, clarinette et clarinette basse
Lucia Barathova, violon
Emma Girbal, alto
Aurore Montaulieu, violoncelle
Louise Akili, piano
Mathias Naon, direction
(Klee)
12/06/12
-Jeudi 6 Décembre 2012- Récital Américain à la Mairie du 8ème Arrondissement, Paris Bernstein, Gershwin, Nacio Herb Brown... Avec les chanteurs du Jeune Choeur de Paris: Claire Gascoin, Louise Leterme, Martin Davout, Kaëlig Boché, Clémence Poussin et Louise Akili au piano.
Mairie du 8ème
12/05/12
-Mercredi 5 Décembre 2012- Récital de piano de 3ème Semestre au Pôle Supérieur de Paris. Conservatoire de Paris, Salle Fauré. Chopin, Polonaise-Fantaisie Rachmaninov, Deux Etudes-Tableaux Opus 39 n°1 et 4 Louise Akili, piano
(Isaac Lévitan)
11/25/12
Prochains Concerts
- Le 29 Novembre 2012 à 18h30 au Conservatoire de Paris, Salle Fauré:
Trois lieder Opus 12 de Clara Schumann avec Laure Poissonnier, soprano et Louise Akili, piano.
- Le 29 Novembre 2012 à 19h30 au Conservatoire de Paris, Auditorium Landowski:
Création mondiale du Trio "Echos dans la Vallée" de Edith Lejet. En présence d'Edith Lejet.
Avec Yaoré Talibart, violon
Lazare Akili, clarinette
Louise Akili, piano
Monet
11/09/12
Souvenir du Concert-Prélude Salle Pleyel à Paris
L'Histoire du Soldat de Stravinsky (version trio de 1919).
Le 7 Novembre 2012.
Avec Yaoré Talibart, violon, Lazare Akili, clarinette et Louise Akili, piano.
10/19/12
Concert Prélude Salle Pleyel le 7 Novembre 2012 Programme -Igor Stravinsky, L'Histoire du soldat pour clarinette, violon et piano - Suite de 1919 Lazare Akili, clarinette Yaoré Talibart, violon Louise Akili, piano _Wolfgang Amadeus Mozart, Quintette pour piano et vents K452 Capucine Prin, hautbois Sonia Borhani, clarinette Colin Peigne, cor Elfie Bonnardel, basson Alexandre Grelot, piano
9/26/12
(Picasso, Braque)
8/14/12
(Malevitch)
8/08/12
Poésie
Oh! la terre, - murmurai-je à la nuit, est un calice embaumé dont le pistil et les étamines sont la lune et les étoiles ! »
Et, les yeux lourds de sommeil, je fermai la fenêtre qu'incrusta la croix du calvaire, noire dans la jaune auréole des vitraux.
Encore, - si ce n'était à minuit, - l'heure blasonnée de dragons
et de diables! - que le gnome qui se soûle de l'huile de ma lampe !
Si ce n'était que la nourrice qui berce avec un chant monotone, dans la cuirasse de mon père, un petit enfant mort-né !
Si ce n'était que le squelette du lansquenet emprisonné dans la boiserie, et heurtant du front, du coude et du genou !
Si ce n'était que mon aïeul qui descend en pied de son cadre vermoulu, et trempe son gantelet dans l'eau bénite du bénitier !
Mais c'est Scarbo qui me mord au cou, et qui, pour cautériser ma
blessure sanglante, y plonge son doigt de fer rougi à la fournaise !
Que tu meures absous ou damné, marmottait Scarbo cette nuit à mon
oreille, tu auras pour linceul une toile d'araignée, et j'ensevelirai
l'araignée avec toi !
- Oh! que du moins j'aie pour linceul, lui répondais-je, les yeux
rouges d'avoir tant pleuré, - une feuille du tremble dans laquelle me
bercera l'haleine du lac.
- Non! - ricanait le nain railleur, - tu serais la pâture de
l'escarbot qui chasse, le soir, aux moucherons aveuglés par le soleil
couchant !
- Aimes-tu donc mieux, lui répliquai-je, larmoyant toujours, -
aimes-tu donc mieux que je sois sucé d'une tarentule à trompe
d'éléphant ?
- Eh bien, - ajouta-t-il, - console-toi, tu auras pour linceul
les bandelettes tachetées d'or d'une peau de serpent, dont je
t'emmailloterai comme une momie.
Et de la crypte ténébreuse de St-Bénigne, où je te coucherai
debout contre la muraille, tu entendras à loisir les petits enfants
pleurer dans les limbes. »
La lune peignait ses cheveux avec un démêloir d'ébène qui
argentait d'une pluie de vers luisants les collines, les prés et les
bois.
Scarbo, gnome dont les trésors foisonnent, vannait sur mon toit,
au cri de la girouette, ducats et florins qui sautaient en cadence, les
pièces fausses jonchant la rue.
Comme ricana le fou qui vague, chaque nuit, par la cité déserte, un œil à la lune et l'autre - crevé !
« Foin de la lune! grommela-t-il, ramassant les jetons du diable, j'achèterai le pilori pour m'y chauffer au soleil ! »
Mais c'était toujours la lune, la lune qui se couchait, - et
Scarbo monnayait sourdement dans ma cave ducats et florins à coups de
balancier.
Tandis que, les deux cornes en avant, un limaçon qu'avait égaré la nuit cherchait sa route sur mes vitraux lumineux.
Oh! Que de fois je l'ai entendu et vu, Scarbo, lorsqu'à minuit la
lune brille dans le ciel comme un écu d'argent sur une bannière d'azur
semée d'abeilles d'or !
Que de fois j'ai entendu bourdonner son rire dans l'ombre de mon
alcôve, et grincer son ongle sur la soie des courtines de mon lit ?
Que de fois je l'ai vu descendre du plancher, pirouetter sur un
pied et rouler par la chambre comme le fuseau tombé de la quenouille
d'une sorcière.
Le croyais-je alors évanoui? Le nain grandissait entre la lune et
moi, comme le clocher d'une cathédrale gothique, un grelot d'or en
branle à son bonnet pointu !
Mais bientôt son corps bleuissait, diaphane comme la cire d'une
bougie, son visage blêmissait comme la cire d'un lumignon, - et soudain
il s'éteignait.
Aloysius Bertrand, Gaspard de la Nuit.
Août 2012: Je travaille Scarbo de Maurice Ravel, extrait de Gaspard de la Nuit (1908).